J2M maître de lui-même : NEWS SUR MORMECK

Discussion autour de la boxe anglaise professionnelle
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le boxeur51

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Jean-Marc Mormeck, ici au côté de Pierre André, Pascal Cordier et André Martin, a inauguré la nouvelle salle saint-quentinoise.

Mormeck a encore des choses à faire. Sur le ring et en dehors. Echange d'idées à Saint-Quentin…

EN février 2000, un œil sur la basilique de Saint-Quentin, dans sa petite chambre d'hôtel, Jean-Marck Mormeck évoquait ses doutes, ses ambitions. Champion de France des lourds-légers, le Guadeloupéen était alors en stand by.
Le lendemain, Tim Hillie mordait le tapis à la 4e reprise. Huit ans (et quelques ceintures mondiales) plus tard, le discours n'a pas changé. De l'indépendance toujours, des rêves encore…
Vendredi, vous êtes venu inaugurer la nouvelle salle de Saint-Quentin. Comment vivez-vous ce genre de sollicitation ?
« Avec un immense plaisir. J'ai combattu au Palais des sports de Saint-Quentin, je me suis préparé dans la salle du BCSQ. J'ai beau rouler en Porsche, fréquenter les palaces, je sais renvoyer l'ascenseur. »
Comment avez-vous géré cette année de break ?
« J'ai soigné les petits bobos, une tendinite au tendon de la main notamment. Je me suis aussi remis en question. »
Le désir d'effacer une défaite vous anime-t-il plus que tout ?
« Je n'ai pas honte. Il y avait neuf ans d'écart. David Haye était plus grand, plus fort et ne comptait qu'une défaite.
Au 4e round, je l'envoie au tapis. Il est bien sonné mais je n'ai pas assez de fougue pour pouvoir abréger le combat. Ensuite, je suis touché au plancher de l'œil. Je prends le mauvais coup. Ce sont les aléas de la boxe. Il faut un peu de chance et je n'en ai pas eue ce soir-là… »
Comment gère-t-on l'absence de combats ?
« C'est d'abord une question d'hygiène de vie. Je m'entraîne trois fois par semaine mais pas forcément en salle : ça évite de prendre des coups. Je fais du squash, du footing, de la musculation. Question kilos, je n'ai rien à perdre ni rien à gagner. »
Et comment assumez-vous la notoriété ?
« En gardant les pieds sur terre. Je décide pour moi-même. Très peu de boxeurs peuvent se le permettre. Je ne suis obligé de rien. »
Même avec Don King, qui gère toujours vos intérêts ?
« Oui et non. Nous sommes surtout en négociation pour chercher des combats. Ma rentrée est prévue pour le premier trimestre 2009. »
Confirmez-vous que vous auriez pu être à l'affiche le 20 novembre à Saint-Quentin ?
« Gérard Teysseron qui a été le promoteur de mes débuts, me l'a proposé. Saint-Quentin est une ville que je connais. Cela aurait pu se faire, pourquoi pas ? Mais je n'ai pas voulu tricher. Je n'avais pas la gnac. J'ai donc dit non. J'ai besoin de motivation. »
Comme retrouver Haye ?
« Il est monté en poids lourds. On me l'a déjà proposé aussi. Faut voir… »
Dans le magazine Punchmag, vous avez été très dur avec Brahim Asloum…
« Je suis quelqu'un de franc et je n'ai fait que dire ce que tout le monde pense… ».
Si vous aviez trois mesures à prendre pour relancer la boxe ?
« 1. Ce serait d'impliquer des gens qui ne voient pas que leurs propres intérêts ; 2. De faire en sorte qu'il n'y ait pas de préférence : que tous les boxeurs disposent de la même chance ; 3. Donner aussi leur chance à d'autres promoteurs…
J'ai débuté avec Gérard Teysseron et je suis allé décrocher une triple couronne. Tout ça aux Etas-Unis. J'ai été distingué par Ringmagazine. Tout cela sans tricherie. Mon parcours doit donner du courage aux autres boxeurs. Tout est possible. »
Que pensez-vous de Monshipour qui va effectuer un come back tout en étant son propre promoteur. N'en fait-il pas trop ?
« De La Hoya le fait bien mais tout le monde n'est pas non plus De la Hoya. Moi, pour l'instant, je ne réponds pas. En France, on a tendance à juger trop vite… »

Recueilli par Jean-Pierre Prault

SOURCE / http://www.lunion.presse.fr
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