
Gaëtan Micallef, le prévôt de Saint-Ouen, embrasse son poulain Cyril Thomas.

Le professionnel Jérôme Thomas se sort du piège de ce premier combat pro mais il manque encore des automatismes malgré une belle vitesse de bras.
D'un titre mondial WBF pas reconnu, voilà que le championnat du monde IBF (arraché par le Méxicain Cristobal Cruz voici quelques jours) s'offre à Cyril Thomas. Un rêve qui devient réalité même si toutes les modalités ne sont pas encore négociées.
Face à un Argentin (seulement averti dans le 9e round) des plus facétieux pour ne pas dire fantasque, Cyril Thomas a encore été professionnel jusqu'au bout des ongles. Le touchant à l'entame de la quatrième reprise, Cyril Thomas était aussi percuté par une violente droite à l'issue de ce même round. Mais le travail de sape de Cyril Thomas faisait des dégâts sur le moral de l'Argentin de Santa-Cruz, préférant jeter l'éponge.
« Une fois encore, l'adversaire frappait fort. Il fallait éviter le corps à corps qu'il tentait en se jetant parfois comme un fou, racontait Cyril Thomas, je passe cet obstacle et je vais enfin vivre ce que tous les boxeurs voudraient vivre un jour. Mon rêve de gosse se réalise mais il faut encore travailler puis connaître précisemment la date de ce combat. »
Jérôme Thomas en ayatollah
Dans le couloir du palais des sports Pierre-Ratte, Jérôme Thomas, vainqueur de son premier combat professionnel, aborait un magnifique turban. Un magnifique bandeau qui cachait 12 points de suture, suite à un coup de tête du Slovaque Elmir Rafael dans le second round. « C'est le métier qui rentre. En un peu plus d'un mois, il est compliqué d'avoir les bons automatismes, commentait après coup Jérôme Thomas, disputer un combat de six rounds de trois minutes, cela ne s'improvise pas et j'ai donc un peu souffert. J'attends maintenant la suite. »
Guillaume Frénois en fin tacticien
Ce pur styliste qu'est Guillaume Frénois, a rencontré un pur puncheur ne cherchant que l'incident. Sur un coup de tête à la 4e reprise de Boukrara, une plaie apparaissait sous le sourcil gauche de Guillaume Frénois, plutôt agacé. « Je manques encore de mobilité et j'apprend le métier, avouait-il, j'ai été surpris par cet adversaire coriace. En prenant du plaisir, je me suis également fait des fayeurs. Je dois axer mon travail sur le physique avant d'attaquer cette couronne nationale en 10 rounds. Là, la résistance doit être peaufinée. »
Myriam Chomaz de justesse
Elle était heureuse de conserver son titre WBC par intérim des plume. Toujours est-il que cette décision pouvait débousoler l'Américaine Jennifer Barber, invaincue jusqu'alors, ayant pourtant donner une sacrée réplique. D'ailleurs, son entraîneur Stanley Ward était même dubitatif en voyant le décompte des points.
Tony Averlant très abattu
Sa réplique fut pourtant de qualité mais Tony Averlant n'est jamais parvenu à tenir à distance le champion de France en titre. Dans le domaine du corps à corps, Rebrasse s'est montré le plus fûté.
« Je suis abattu, assurait le professionnel lehaucourtois, j'attendais beaucoup de cette confrontation et je n'ai pas su manœuvrer mon adversaire. Je ne sais plus où j'en suis et la déception m' envahie. »
Auteur : Pierre HALLADE et Gaël HERISSE
Source : http://www.aisnenouvelle.fr





