Je me permets d’intervenir sur le forum concernant un aspect de la préparation d’un boxeur dont le forum fait référence. J’ai eu le plaisir, à la demande de Mourad Haddu (entraîneur) de gérer en partie la préparation physique de Medhi Amar (le premier boxeur sorti du Grand Tournoi). A 6 semaines du combat du grand tournoi, je lui ai fait réaliser un test de VMA en aller retour, non pas qu’il soit en lui-même intéressant, mais afin de mieux permettre à Medhi Amar d’apprécier sa condition physique globale au regard d’autres sportifs. Seul, sans partenaire, il a atteint le bord supérieur du palier des 21km/h ! Pour ceux qui ont réalisé le test, ils pourront juger de la condition physique générale du boxeur dont j’ai lu qu’elle était négligée. En tous cas, il a rattrapé son retard…Après le séjour aux USA et la semaine suivant, la préparation m’a un peu échappée, mais j’ai pu vérifier sua son état de forme en endurance pré-spécifique était très intéressante : 3 blocs de 10mn enchaînés avec 2mn de récup (5mn de frappe non stop sur plastron très mobile prédominance avant (comme avec Moreno) et 40% en arrière sur un espace de 15X15m + un circuit ininterrompu d’exercices de pliométrie, de bondissement latéraux, de sac All Black, de gainage et de va et vient sur 5mn non stop). La condition évaluée était pour moi très proche de ce que l’on pouvait atteindre d’un très bon combattant de ce niveau. Et je passe sur la préparation « barbare » préalable que Medhi a encaissé durant le mois précédent avec une grande maîtrise…
Lorsque l’équipe de Medhi et lui-même ont décidé d’intégrer des parties de leçons aux paos (à raison de 10 rounds de 3mn le matin), effectuées par un autre entraîneur, Monsieur Pierre Louis Lavaly, à environ 4 semaines et demi de l’échéance, j’ai estimé que je n’étais plus personnellement en mesure de jauger efficacement les effets des charges de travail, ainsi que de leur spécificité (puisque logiquement à cette période, l’entraînement doit baisser en volume et monter en intensité). J’ai donc pris la décision de me retirer et de me consacrer aux autres athlètes que j’ai en préparation. Bien entendu ce ne fut pas une décision très facile à prendre. J’en ai pour ma part gardé un sentiment désagréable d’inachevé.
Concernant « un travail au corps » de Mr Acariès pour influer le travail de Medhi. J’ai mon avis personnel sur la chose et le forum s’est largement exprimé dessus. Je peux largement comprendre l’inquiétude d’un organisateur soucieux de mettre tous les atouts du côté du boxeur sur lequel il mise, et avec lequel il espère voir évoluer une grande carrière.
Il a fait ce qui lui semblait le plus pertinent. Pour lui.
Toujours est-il qu’à l’issu de ma décision de rompre (douloureusement, car il est devenu un ami) ma collaboration avec Medhi Amar, il s’avère que mes craintes étaient justifiées.
Cela ne veut pas dire que le travail effectué par Louis Lavaly soit une mauvaise option (puisque le combat aurait tout aussi bien pu être écourté à la 3ème reprise sur un uppercut au foie, chose au P. Lavaly a fait particulièrement travailler à Medhi…). Ce que je veux dire ici, c’est qu’à l’approche d’une échéance importante, il est fondamental de réunir tous ceux qui oeuvrent pour la victoire. Que tous soient conscients que les intérêts personnels doivent être écartés et que c’est l’intérêt du boxeur qui prime. A trop porter les angoisses des autres, il est possible que Medhi, confronté à des choix Cornéliens se soit laissé glissé, sombré, afin de se dégager des contraintes imposées par des volontés forcément contradictoires.
Il en a perdu la victoire mais il a peut-être gagné une certaine paix ?...
Comme beaucoup sur le forum je pense qu’il est plus important de solidifier l’équipe autour du boxeur et de renforcer ses points forts à l’approche de l’épreuve. C’est ce qui se fait partout à haut niveau et dans tous les sports. Il était risqué de changer de travail.
Tout autant, si Medhi avait brillé, on aurait pensé au coup de génie ? Ce n’est pas passé loin avec l’uppercut…
Ce qui est sûr, c’est que c’est au boxeur de prendre le décisions qui importent, plutôt que de prendre trop en considérations les doutes des autres. En s’inspirant des grands boxeurs qui ont marqué notre histoire, même toute proche :
Les Boudouani, Fabrice Tiozzo, ou Monshipour ont-ils tout remis en question à l’approche d’un grand combat ?
J’espère, en apportant ce maigre témoignage illustrer le fait que la réussite d’un boxeur est une convergence d’un très grand nombre de facteurs, et qu’à trop vouloir accorder d’importance à certains, on passe largement à côté d’autres. Et ont le paie parfois cher.
L’important est maintenant, de tirer la leçon de l’échec relatif. Car on apprend rarement de ses victoires, mais toujours de ses échecs.
Medhi Amar tirera partie de cette défaite. Je n’en doute pas.
Avec respect pour ceux qui passent les cordes : ils sont dans un autre monde. Que l’on ne peut, que l’on ne doit jamais juger.
précision préparation Amar Medhi
- bolopunch
- Gourou plein de sagesse

- Messages : 6327
- Inscription : 03 oct. 2004, 11:21
- Localisation : idf
merci de nous éclairer un peu sur l'entraînement qu'a effectué Mehdi Amar.
Je pense qu'avoir plusieurs entraîneurs ou préparateurs qui s'occupe d'un gars peut lui être préjudiciable si il n'y a pas concertation et entente entre toutes les parties.
Travailler avec un préparateur un jour et ensuite aller avec un entraîneur sans que celui sache ce que le préparateur a fait la veille ou sans le concerter est une bêtise, et c'est ce qui semble s'être passé.
A trop vouloir bien faire et mettre les atouts de son côté a eu l'effet contraire pour amar. J'espère qu'il va profiter de cette défaite pour rebondir.
Je pense qu'avoir plusieurs entraîneurs ou préparateurs qui s'occupe d'un gars peut lui être préjudiciable si il n'y a pas concertation et entente entre toutes les parties.
Travailler avec un préparateur un jour et ensuite aller avec un entraîneur sans que celui sache ce que le préparateur a fait la veille ou sans le concerter est une bêtise, et c'est ce qui semble s'être passé.
A trop vouloir bien faire et mettre les atouts de son côté a eu l'effet contraire pour amar. J'espère qu'il va profiter de cette défaite pour rebondir.
- SERGE PANTEL
- Boxeur amateur

- Messages : 69
- Inscription : 03 janv. 2007, 23:07
- Localisation : lons le saunier(jura)
votre témoignage est très judicieux
- Franck Martini
- Débutant
- Messages : 2
- Inscription : 30 janv. 2008, 21:09
- Localisation : PACA
Pour la remarque de Marvelous1:
Rapidement, et avec les réserves d’usage, car je peux tout à fait me tromper, voici les explications que je peux apporter. Elles pourront servir à d'autres, peut-être...
Comment être prêt puis se désadapter en quelques semaines ? C'est une déformation de la pratique, je pense. La boxe est une discipline acyclique, ou chaque coup est différent des autres. Mais pour des besoins de simplification et de maîtrise des paramètres, certains entraîneurs demandent un gros travail répétitif, en volume (séries enchaînées ou répétition de même coups à vitesse élevée). On sait que la stimulation nerveuse est très importante en sport, et d’autant plus en combat. Mais il est possible (probable) qu'un travail répété d'enchaînement produisent des stimulations répétitives de type endurance et en même temps de force cyclique. Les séries longues et les frappes appuyées de mêmes compositions, produisent donc des effets incompatibles
« enzymatiquement » d'une part, et nerveusement d'autre part. Les stimulations de force sont lentes et recrutent différemment des stimulations de vitesse. Tout ça, on le sait.
Si au terme d'une préparation organique d'endurance et malgré une préparation en vitesse réalisée pour le haut du corps ( tout à fait réalisable en terme de différence de fibres musculaires entre le haut et le bas), il est possible que ce travail de répétition trop soutenu et trop longtemps produise les effets inverses de ceux attendus:
le boxeur est fort certes, et endurant, mais il se met dans le rouge sitôt qu'on exige une vitesse d'action trop rapide et dont il n'a plus la maîtrise. En voulant frapper fort malgré tout, les muscles se contractent beaucoup trop et provoquent une ischémie (limitation du passage du sang) liée aux contractions musculaires répétitives (puisque le boxeur ne varie plus les coups ! (ex de variation: boxe de loin, puis de près puis dégagement et à nouveau de loin etc.). Si le boxeur s'entête toutefois à frapper de la même manière et à rester statique, les groupes musculaire sollicités s'asphyxient (la contraction empêche le sang oxygéné de parvenir aux muscles) et produisent de l’acide lactique qui bloque la production de molécules d'énergie. Cet acide s’accumule dans le muscle et ralenti la vitesse et le nombre des coups. La fréquence cardiaque augmente alors pour tenter d’apporter de l’oxygène qui n’arrivera pas en assez grande quantité aux muscles et le boxeur perd alors de la lucidité…et à partir de là…danger ! Sans compter que celui qui attaque a la maîtrise du timing et peut provoquer à souhait les apnées de protection de l’autre, qui vont, à terme l’épuiser….
D’où l’intérêt de harceler l’autre lorsqu’il se met en « crunch » (qu'il devient statique et s’interdit donc une grande variation de frappes) et de frapper à la touche comme Pierre Moreno ! (car l’ischémie est moins marquée), et ainsi de boxer plutôt en « assaut », tout en frappant dur lorsque l’occasion se présente.
Je pense aussi qu’une approche trop cyclique de la boxe rend médiocre l’adaptation tactique (on se ferme et on frappe à « toi à moi », en déclenchant ses automatismes (voire ses stéréotypes lorsque les coups ne parviennent pas). Et il y a beaucoup de boxeurs comme cela…
Un gros travail de formation est à faire je pense.
Tout comme une approche un peu plus subtile. Il faut écouter ceux qui ont une analyse intelligente de la chose, lorsqu’elle est étayée, qu’elle est solide et argumentée.
Même moi qui ai la chance d’avoir maintenant une expérience importante et assez complète de l’entraînement et de l’approche méthodologique du haut niveau dans beaucoup de disciplines….j’ai totalement échoué dans cette tentative ! Avec pourtant les mêmes arguments que ceux que j’avance ci-dessus et qui apparaissent logiques.
Une dernière chose, au cas où... en cas de sur entraînement lourd, il est possible que le boxeur mette plusieurs mois pour retrouver un niveau de forme optimal. Parfois six mois. Les facteurs psychologiques affectent autant sinon plus que les facteurs physiologiques. Il faut donc être prudent dans les reprises et se ménager un temps de récup puis de travail qui n'a pas été fait (vitesse précision) pour revoir ses ambitions remonter.
Je pense que l’imaginaire dans la boxe rend un peu « fou », qu’il fait voir trop loin, trop vite. Tous ceux qui gravitent dedans d’ailleurs. On veut aller trop rapidement. En oubliant que ceux qui ont réussi ont d’abord souffert, souffert et serré les dents. Et que pour beaucoup, ils étaient génétiquement déjà très bons.
La patience et le travail, ça, ne s’apprend pas en un claquement de doigts. Plutôt loin des lumières et des paillettes. A l’ancienne. Avec le cœur des Cerdan, des Marciano ou des Joe Louis. Même si on est un petit. Un sans grade.
Parce que c’est la seule manière de construire nous même, notre propre légende, en se regardant droit dans la glace.
Faut être fier.
De ce que l’on peut faire.
Pas de ce que l’on est.
Qui est-on, et jusqu’où sommes nous prêts à aller, au delà du clinquant et des scintillements ?…
La réponse est notre route.
C’est la voie.
La seule qui vaille.
Rapidement, et avec les réserves d’usage, car je peux tout à fait me tromper, voici les explications que je peux apporter. Elles pourront servir à d'autres, peut-être...
Comment être prêt puis se désadapter en quelques semaines ? C'est une déformation de la pratique, je pense. La boxe est une discipline acyclique, ou chaque coup est différent des autres. Mais pour des besoins de simplification et de maîtrise des paramètres, certains entraîneurs demandent un gros travail répétitif, en volume (séries enchaînées ou répétition de même coups à vitesse élevée). On sait que la stimulation nerveuse est très importante en sport, et d’autant plus en combat. Mais il est possible (probable) qu'un travail répété d'enchaînement produisent des stimulations répétitives de type endurance et en même temps de force cyclique. Les séries longues et les frappes appuyées de mêmes compositions, produisent donc des effets incompatibles
« enzymatiquement » d'une part, et nerveusement d'autre part. Les stimulations de force sont lentes et recrutent différemment des stimulations de vitesse. Tout ça, on le sait.
Si au terme d'une préparation organique d'endurance et malgré une préparation en vitesse réalisée pour le haut du corps ( tout à fait réalisable en terme de différence de fibres musculaires entre le haut et le bas), il est possible que ce travail de répétition trop soutenu et trop longtemps produise les effets inverses de ceux attendus:
le boxeur est fort certes, et endurant, mais il se met dans le rouge sitôt qu'on exige une vitesse d'action trop rapide et dont il n'a plus la maîtrise. En voulant frapper fort malgré tout, les muscles se contractent beaucoup trop et provoquent une ischémie (limitation du passage du sang) liée aux contractions musculaires répétitives (puisque le boxeur ne varie plus les coups ! (ex de variation: boxe de loin, puis de près puis dégagement et à nouveau de loin etc.). Si le boxeur s'entête toutefois à frapper de la même manière et à rester statique, les groupes musculaire sollicités s'asphyxient (la contraction empêche le sang oxygéné de parvenir aux muscles) et produisent de l’acide lactique qui bloque la production de molécules d'énergie. Cet acide s’accumule dans le muscle et ralenti la vitesse et le nombre des coups. La fréquence cardiaque augmente alors pour tenter d’apporter de l’oxygène qui n’arrivera pas en assez grande quantité aux muscles et le boxeur perd alors de la lucidité…et à partir de là…danger ! Sans compter que celui qui attaque a la maîtrise du timing et peut provoquer à souhait les apnées de protection de l’autre, qui vont, à terme l’épuiser….
D’où l’intérêt de harceler l’autre lorsqu’il se met en « crunch » (qu'il devient statique et s’interdit donc une grande variation de frappes) et de frapper à la touche comme Pierre Moreno ! (car l’ischémie est moins marquée), et ainsi de boxer plutôt en « assaut », tout en frappant dur lorsque l’occasion se présente.
Je pense aussi qu’une approche trop cyclique de la boxe rend médiocre l’adaptation tactique (on se ferme et on frappe à « toi à moi », en déclenchant ses automatismes (voire ses stéréotypes lorsque les coups ne parviennent pas). Et il y a beaucoup de boxeurs comme cela…
Un gros travail de formation est à faire je pense.
Tout comme une approche un peu plus subtile. Il faut écouter ceux qui ont une analyse intelligente de la chose, lorsqu’elle est étayée, qu’elle est solide et argumentée.
Même moi qui ai la chance d’avoir maintenant une expérience importante et assez complète de l’entraînement et de l’approche méthodologique du haut niveau dans beaucoup de disciplines….j’ai totalement échoué dans cette tentative ! Avec pourtant les mêmes arguments que ceux que j’avance ci-dessus et qui apparaissent logiques.
Une dernière chose, au cas où... en cas de sur entraînement lourd, il est possible que le boxeur mette plusieurs mois pour retrouver un niveau de forme optimal. Parfois six mois. Les facteurs psychologiques affectent autant sinon plus que les facteurs physiologiques. Il faut donc être prudent dans les reprises et se ménager un temps de récup puis de travail qui n'a pas été fait (vitesse précision) pour revoir ses ambitions remonter.
Je pense que l’imaginaire dans la boxe rend un peu « fou », qu’il fait voir trop loin, trop vite. Tous ceux qui gravitent dedans d’ailleurs. On veut aller trop rapidement. En oubliant que ceux qui ont réussi ont d’abord souffert, souffert et serré les dents. Et que pour beaucoup, ils étaient génétiquement déjà très bons.
La patience et le travail, ça, ne s’apprend pas en un claquement de doigts. Plutôt loin des lumières et des paillettes. A l’ancienne. Avec le cœur des Cerdan, des Marciano ou des Joe Louis. Même si on est un petit. Un sans grade.
Parce que c’est la seule manière de construire nous même, notre propre légende, en se regardant droit dans la glace.
Faut être fier.
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- Stach
- Légende vivante

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- Inscription : 01 déc. 2006, 11:50
- Localisation : Lorraine
Même si je n'ai pas compris toutes les formes de son discours, je pense avoir saisi le fond des explications de Franck! Et bien moi je dis :Coucou21: , en fait je ne regrette pas d'avoir fait dirigeant!
La plupart des arguments de Franck sont du grec ancien pour moi, mais j'avoue être impressionné par la qualité de ses propos, très bien écris ce qui ne gâte rien!
Les techniciens nombreux sur le forum s'y retrouveront certainement...
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Vive la Boxe!!!
- verzon
- Boxeur chevronné

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- Inscription : 30 janv. 2005, 07:26
- Localisation : Sathonay Camp
21km/h c'est très bien perso moi qui court le marathon en 3h55 ma VMA est à 18km/h.
Mais la VMA n'est qu'un indicateur et un effort long de type 12 rounds ou marathon doit intégrer d'autres paramètres...
Mais la VMA n'est qu'un indicateur et un effort long de type 12 rounds ou marathon doit intégrer d'autres paramètres...
- Christophe
- Boxeur vedette

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- Inscription : 28 mai 2005, 01:13
- Localisation : Rombas
- Contact :
vous me permettrez qd même de demander quelques précisions.
si amar a été vitime d'un surentrainement qui fait qu'il n'a pu tenir 6 rounds à gros regime, je me questionne sur ces capacités athletiques naturelles.
en effet imaginez si il avait fait l'entrainement d'un manny pacquiao ou de floyd mayweather 2 des plus gros travailleurs il aurait mis 2 ans à s'en remettre.
la seule explication pour moi serait qu'il parte de loin et encore regardez fabrice tiozzo avec son regime face à branco il à qd même tenu 12 rounds et il n'avait pas l'age de medhi.
franchement je reste perplexe sur ses capacités au niveau europeen et je me demande si il ne devrait pas encore augmenter son travail par des changements de rythme il à surement l'endurance mais le fractionné c'est différent
si amar a été vitime d'un surentrainement qui fait qu'il n'a pu tenir 6 rounds à gros regime, je me questionne sur ces capacités athletiques naturelles.
en effet imaginez si il avait fait l'entrainement d'un manny pacquiao ou de floyd mayweather 2 des plus gros travailleurs il aurait mis 2 ans à s'en remettre.
la seule explication pour moi serait qu'il parte de loin et encore regardez fabrice tiozzo avec son regime face à branco il à qd même tenu 12 rounds et il n'avait pas l'age de medhi.
franchement je reste perplexe sur ses capacités au niveau europeen et je me demande si il ne devrait pas encore augmenter son travail par des changements de rythme il à surement l'endurance mais le fractionné c'est différent
- herve01
- Suspendu
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- Inscription : 07 juil. 2006, 22:05
21 kmh de vma c est enorme ca lui ferait un 3000 m en moins de 9mns Mr Martini.
c est possible mais etant donné qu il est boxeur pro et qu il n a pas le temps de courir beaucoup c est un excellent coureur.
C est vrai que la boxe n est pas du tout un effort comparable au 3000m
mais je suis impressionné
Verzon : 18 kmh de vma ca fait 6mns40 au 2000 et environ 3h10 au marathon !!
Enfin passionnant comme démonstration!! mais je ne pensais pas que la VMA soit si importante en boxe ,je pensais qu il fallait plutot avoir le profil d un coureur de 800 m
c est possible mais etant donné qu il est boxeur pro et qu il n a pas le temps de courir beaucoup c est un excellent coureur.
C est vrai que la boxe n est pas du tout un effort comparable au 3000m
mais je suis impressionné
Verzon : 18 kmh de vma ca fait 6mns40 au 2000 et environ 3h10 au marathon !!
Enfin passionnant comme démonstration!! mais je ne pensais pas que la VMA soit si importante en boxe ,je pensais qu il fallait plutot avoir le profil d un coureur de 800 m
- verzon
- Boxeur chevronné

- Messages : 1155
- Inscription : 30 janv. 2005, 07:26
- Localisation : Sathonay Camp
oui mais les 18km/h je ne les tiens pas longtemps c'est bien cela mon problème donc encore une fois la V.M.A n'est qu'un ratio qui indique une vitesse de base mais c'est tout...
C'est comme le pouls au repos on peut avoir un coeur qui bat lentement mais en contrepartie il peut monter plus rapidement que la moyenne.
Amar a une bonne V.M.A parce que c'est un athlète et que c'est son métier mais celle de Moreno doit être bonne également.
On ne peut donc comparer cet indicateur avec le commun des mortels
C'est comme le pouls au repos on peut avoir un coeur qui bat lentement mais en contrepartie il peut monter plus rapidement que la moyenne.
Amar a une bonne V.M.A parce que c'est un athlète et que c'est son métier mais celle de Moreno doit être bonne également.
On ne peut donc comparer cet indicateur avec le commun des mortels
- herve01
- Suspendu
- Messages : 1342
- Inscription : 07 juil. 2006, 22:05
c est bien le but de la vma .elle se mesure sur un effort de 6/8mns.
et au marathon si tu tiens 80 % de ta vma tu te debrouilles pas mal.
Travaille sur des distances de 2000 à 5000 au rythme que tu aimerais tenir
sur marathon si tu veux progresser!
La vma de amar est enorme. En judo on avait pris celle de plusieurs champion du monde ils etaient bien en dessous.
Pour les pulsations bien d accord avec toi c est n importe quoi
ce qui compte c est ta FC à une allure de course donnée et ta FC max pour comparer
et au marathon si tu tiens 80 % de ta vma tu te debrouilles pas mal.
Travaille sur des distances de 2000 à 5000 au rythme que tu aimerais tenir
sur marathon si tu veux progresser!
La vma de amar est enorme. En judo on avait pris celle de plusieurs champion du monde ils etaient bien en dessous.
Pour les pulsations bien d accord avec toi c est n importe quoi
ce qui compte c est ta FC à une allure de course donnée et ta FC max pour comparer
- grant
- Boxeur professionnel

- Messages : 467
- Inscription : 20 mars 2007, 11:43
Ce que je n'arrive pas à comprendre, c'est toutes ces tentatives d'explications pour excuser la défaite de Amar (dans ce topic et dans d'autres)...
Mais Amar ne s'est-il pas mis dans le rouge tout seul dès le premier round? Car force est de constater qu'il a énormément touché Moreno dans ce round... Mais voyant que Moreno était touché, n'en a-t-il pas fait trop pour vouloir de "descendre"??? Je dis ça car c'est quand même incroyable de le voir fatigué en rentrant dans son coin dès la fin du second round, avec la préparation qu'il a eue, daprès ce que vous dites...
Mais Amar ne s'est-il pas mis dans le rouge tout seul dès le premier round? Car force est de constater qu'il a énormément touché Moreno dans ce round... Mais voyant que Moreno était touché, n'en a-t-il pas fait trop pour vouloir de "descendre"??? Je dis ça car c'est quand même incroyable de le voir fatigué en rentrant dans son coin dès la fin du second round, avec la préparation qu'il a eue, daprès ce que vous dites...
- El_Bandito
- Boxeur vedette

- Messages : 2298
- Inscription : 19 juil. 2007, 12:48
Franck Martini a écrit :Pour la remarque de Marvelous1:
Rapidement, et avec les réserves d’usage, car je peux tout à fait me tromper, voici les explications que je peux apporter. Elles pourront servir à d'autres, peut-être...
Comment être prêt puis se désadapter en quelques semaines ? C'est une déformation de la pratique, je pense. La boxe est une discipline acyclique, ou chaque coup est différent des autres. Mais pour des besoins de simplification et de maîtrise des paramètres, certains entraîneurs demandent un gros travail répétitif, en volume (séries enchaînées ou répétition de même coups à vitesse élevée). On sait que la stimulation nerveuse est très importante en sport, et d’autant plus en combat. Mais il est possible (probable) qu'un travail répété d'enchaînement produisent des stimulations répétitives de type endurance et en même temps de force cyclique. Les séries longues et les frappes appuyées de mêmes compositions, produisent donc des effets incompatibles
« enzymatiquement » d'une part, et nerveusement d'autre part. Les stimulations de force sont lentes et recrutent différemment des stimulations de vitesse. Tout ça, on le sait.
Si au terme d'une préparation organique d'endurance et malgré une préparation en vitesse réalisée pour le haut du corps ( tout à fait réalisable en terme de différence de fibres musculaires entre le haut et le bas), il est possible que ce travail de répétition trop soutenu et trop longtemps produise les effets inverses de ceux attendus:
le boxeur est fort certes, et endurant, mais il se met dans le rouge sitôt qu'on exige une vitesse d'action trop rapide et dont il n'a plus la maîtrise. En voulant frapper fort malgré tout, les muscles se contractent beaucoup trop et provoquent une ischémie (limitation du passage du sang) liée aux contractions musculaires répétitives (puisque le boxeur ne varie plus les coups ! (ex de variation: boxe de loin, puis de près puis dégagement et à nouveau de loin etc.). Si le boxeur s'entête toutefois à frapper de la même manière et à rester statique, les groupes musculaire sollicités s'asphyxient (la contraction empêche le sang oxygéné de parvenir aux muscles) et produisent de l’acide lactique qui bloque la production de molécules d'énergie. Cet acide s’accumule dans le muscle et ralenti la vitesse et le nombre des coups. La fréquence cardiaque augmente alors pour tenter d’apporter de l’oxygène qui n’arrivera pas en assez grande quantité aux muscles et le boxeur perd alors de la lucidité…et à partir de là…danger ! Sans compter que celui qui attaque a la maîtrise du timing et peut provoquer à souhait les apnées de protection de l’autre, qui vont, à terme l’épuiser….
D’où l’intérêt de harceler l’autre lorsqu’il se met en « crunch » (qu'il devient statique et s’interdit donc une grande variation de frappes) et de frapper à la touche comme Pierre Moreno ! (car l’ischémie est moins marquée), et ainsi de boxer plutôt en « assaut », tout en frappant dur lorsque l’occasion se présente.
Je pense aussi qu’une approche trop cyclique de la boxe rend médiocre l’adaptation tactique (on se ferme et on frappe à « toi à moi », en déclenchant ses automatismes (voire ses stéréotypes lorsque les coups ne parviennent pas). Et il y a beaucoup de boxeurs comme cela…
Un gros travail de formation est à faire je pense.
Tout comme une approche un peu plus subtile. Il faut écouter ceux qui ont une analyse intelligente de la chose, lorsqu’elle est étayée, qu’elle est solide et argumentée.
Même moi qui ai la chance d’avoir maintenant une expérience importante et assez complète de l’entraînement et de l’approche méthodologique du haut niveau dans beaucoup de disciplines….j’ai totalement échoué dans cette tentative ! Avec pourtant les mêmes arguments que ceux que j’avance ci-dessus et qui apparaissent logiques.
Une dernière chose, au cas où... en cas de sur entraînement lourd, il est possible que le boxeur mette plusieurs mois pour retrouver un niveau de forme optimal. Parfois six mois. Les facteurs psychologiques affectent autant sinon plus que les facteurs physiologiques. Il faut donc être prudent dans les reprises et se ménager un temps de récup puis de travail qui n'a pas été fait (vitesse précision) pour revoir ses ambitions remonter.
Je pense que l’imaginaire dans la boxe rend un peu « fou », qu’il fait voir trop loin, trop vite. Tous ceux qui gravitent dedans d’ailleurs. On veut aller trop rapidement. En oubliant que ceux qui ont réussi ont d’abord souffert, souffert et serré les dents. Et que pour beaucoup, ils étaient génétiquement déjà très bons.
La patience et le travail, ça, ne s’apprend pas en un claquement de doigts. Plutôt loin des lumières et des paillettes. A l’ancienne. Avec le cœur des Cerdan, des Marciano ou des Joe Louis. Même si on est un petit. Un sans grade.
Parce que c’est la seule manière de construire nous même, notre propre légende, en se regardant droit dans la glace.
Faut être fier.
De ce que l’on peut faire.
Pas de ce que l’on est.
Qui est-on, et jusqu’où sommes nous prêts à aller, au delà du clinquant et des scintillements ?…
La réponse est notre route.
C’est la voie.
La seule qui vaille.
Bonjour, très intéressant, tous çà est très pointu mais j'en conclus que Amar a était bien encadrer avec des gens très compétent, pourtant il à échoué, j'ai visionné le combat ( merci autentik) je n'avait jamais vu les 2 boxeurs, AMAR est supérieur techniquement mais MORENO, je ne connais pas sa préparation physique, ni même si sont entraîneur connais tous ses paramètre, en tous cas lui était prêt, donc je me pose des questions e
Je pense que AMAR va rebondir, il a vraiment de beau geste il est très précis .
