
Mezaache ne digère pas
- Belette
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Voici l'article du journal L'Union de Reims,sur le combat :
Championnat de France des moyens Karl blessé mais champion !
Un titre obtenu dans la douleur pour Thierry Karl.
Titre national des moyens en jeu, Thierry Karl a fait monter un peu plus l'adrénaline dans un Palais des sports plein comme un œuf.
Le Lehaucourtois n'a jamais lâché Franck Mezaache, déjà averti dans le 1er round sur une droite. Le pressing de Karl empêchait le tenant de s'organiser. Et les dix ans d'écart se faisaient visiblement sentir.
A nouveau touché sur un crochet gauche, le visage de Mezaache rougissait de plus en plus. Bien en ligne, Thierry Karl restait concentré et continuait de marquer des points qui allaient s'avérer déterminants.
Mezaache finissait par réagir et l'affrontement gagnait encore en intensité, avec un coup bas qui déstabilisait un peu Karl. Ce qui n'empêchait pas le Lehaucourtois de poursuivre son travail de sape.
Dans la 5e, Mezaache, compté, était à deux doigts de craquer et jetait son protège-dents pour gagner quelques précieuses secondes.
Au décompte
Le tournant de ce championnat survenait dans la 6e reprise. L'arcade gauche largement ouverte, le challenger regardait son coin et se faisait cueillir par Mezaache qui ne lâchait pas sa proie dans les cordes.
L'arbitre, Jean-Louis Legland, comptait huit le Gitan blond et appelait le Dr Robin, médecin de la réunion. Le combat était arrêté. Mezaache manifestait trop vite sa joie. Le Perpignanais avait oublié qu'en cas d'arrêt sur blessure après la 4e, une décision aux points est rendue.
57-55, 59-54 59-55 : le verdict tombait, largement favorable à Thierry Karl qui sitôt recousu (5 points), pouvait fêter son titre au champagne avec ses supporters. Alors que Mezaache pestait contre la décision : « C'est une honte. Tout le monde a vu ce qu'il s'était passé. Eurosport était là. J'ai laissé ma ceinture malgré moi. A 32 ans, je vais peut-être me tourner vers autre chose : une chance internationale si on ne tient pas compte de ce combat ».
Jean-Louis Legland livrait sa version à la table de presse : « J'ai vu que Karl était touché à la 5e mais c'était sur un coup de Mezaache. Le reste n'est que l'application du règlement », expliquait l'arbitre, rejoint par le président de la Ligue nationale et juge (59-54 à son décompte), Daniel Talon.
« J'ai crû que j'allais mourir. Plus fort encore, à cause de l'âge, que quand Alain Cuvillier est devenu champion de France contre Pascal Lorcy le 10 avril 1988 », commentait la secrétaire du BC Lehaucourt, Marie-Laure Froger.
« Je ne voyais plus clair. Je voulais mettre un genou à terre mais j'ai glissé et il m'a contré. Il frappait vraiment, des deux mains. », expliquait Thierry Karl, qui savourait son sacre avec son flegme habituel : « Je dédie ce titre à mon père et à ma femme. ».
J.-P.P.
avec Rémy Talarico
http://www.lunion.presse.fr
Championnat de France des moyens Karl blessé mais champion !
Un titre obtenu dans la douleur pour Thierry Karl.
Titre national des moyens en jeu, Thierry Karl a fait monter un peu plus l'adrénaline dans un Palais des sports plein comme un œuf.
Le Lehaucourtois n'a jamais lâché Franck Mezaache, déjà averti dans le 1er round sur une droite. Le pressing de Karl empêchait le tenant de s'organiser. Et les dix ans d'écart se faisaient visiblement sentir.
A nouveau touché sur un crochet gauche, le visage de Mezaache rougissait de plus en plus. Bien en ligne, Thierry Karl restait concentré et continuait de marquer des points qui allaient s'avérer déterminants.
Mezaache finissait par réagir et l'affrontement gagnait encore en intensité, avec un coup bas qui déstabilisait un peu Karl. Ce qui n'empêchait pas le Lehaucourtois de poursuivre son travail de sape.
Dans la 5e, Mezaache, compté, était à deux doigts de craquer et jetait son protège-dents pour gagner quelques précieuses secondes.
Au décompte
Le tournant de ce championnat survenait dans la 6e reprise. L'arcade gauche largement ouverte, le challenger regardait son coin et se faisait cueillir par Mezaache qui ne lâchait pas sa proie dans les cordes.
L'arbitre, Jean-Louis Legland, comptait huit le Gitan blond et appelait le Dr Robin, médecin de la réunion. Le combat était arrêté. Mezaache manifestait trop vite sa joie. Le Perpignanais avait oublié qu'en cas d'arrêt sur blessure après la 4e, une décision aux points est rendue.
57-55, 59-54 59-55 : le verdict tombait, largement favorable à Thierry Karl qui sitôt recousu (5 points), pouvait fêter son titre au champagne avec ses supporters. Alors que Mezaache pestait contre la décision : « C'est une honte. Tout le monde a vu ce qu'il s'était passé. Eurosport était là. J'ai laissé ma ceinture malgré moi. A 32 ans, je vais peut-être me tourner vers autre chose : une chance internationale si on ne tient pas compte de ce combat ».
Jean-Louis Legland livrait sa version à la table de presse : « J'ai vu que Karl était touché à la 5e mais c'était sur un coup de Mezaache. Le reste n'est que l'application du règlement », expliquait l'arbitre, rejoint par le président de la Ligue nationale et juge (59-54 à son décompte), Daniel Talon.
« J'ai crû que j'allais mourir. Plus fort encore, à cause de l'âge, que quand Alain Cuvillier est devenu champion de France contre Pascal Lorcy le 10 avril 1988 », commentait la secrétaire du BC Lehaucourt, Marie-Laure Froger.
« Je ne voyais plus clair. Je voulais mettre un genou à terre mais j'ai glissé et il m'a contré. Il frappait vraiment, des deux mains. », expliquait Thierry Karl, qui savourait son sacre avec son flegme habituel : « Je dédie ce titre à mon père et à ma femme. ».
J.-P.P.
avec Rémy Talarico
http://www.lunion.presse.fr